MANAGEMENT & BANQUE

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la gestion alternative

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  1. gestion alternative est un mode de gestion de portefeuille appliqué par certains fonds d'investissement dits « fonds alternatifs » ou « fonds de couverture », ou hedge funds. L'investissement minimal va de quelques dizaines de milliers de dollars parfois, à plusieurs centaines de milliers plus souvent, suivant les fonds. De plus, n'étant par essence pas aussi réglementés que les fonds de placement classiques, ils ne peuvent être distribués au grand public et sont réservés à la catégorie des investisseurs institutionnels ou aux grandes fortunes. La définition d'un hedge fund reste confuse puisque chaque source possède ses propres critères (SEC, FSA, Dodd-Frank Act). Cependant, pour les différencier des OPCVM, les hedge funds font appel à l'emprunt pour composer leurs portefeuilles, ce qui les contraint donc à dépasser des seuils de rentabilité minimale.



trading haute fréquence

Qu'est ce que le Trading Haute Fréquence ?image-1.jpg

Le trading haute fréquence (high-frequency trading) est une technique de trading visant à exploiter d'infimes écarts de cotations dans une échelle de temps relevant des dizaines de millisecondes. L'identification des opportunités d'investissements ainsi que l'exécution des ordres est effectué par des algorithmes (de trading et d'exécution). Il s'agit d'un trading automatisé.

Le trading haute fréquence est donc basé sur des algorithmes mathématiques et des ordinateurs ultra performants permettant de traiter une quantité d'information très importante. Cette technique joue aujourd'hui un rôle majeur dans les volumes de transactions. En effet, on estime que 35% des transactions sur le marché actions en Europe sont imputables au trading haute fréquence. Ce chiffre a atteint 60% aux Etats Unis en 2009 .
Pourtant, le ratio d'exécution des ordres n'est seulement que de 1% à 5%. Cela donne une idée du nombre d'ordres global du au trading haute fréquence. Parmi les acteurs principaux, on trouve pour 48% des entreprises de trading pour compte propre (Getco, Optiver ou Tradebot et les hedge funds..) et pour 46% des bureaux de trading broker-dealer (banques commerciales : Goldman Sachs - Citigroup...). Le trading haute fréquence concerne toutes les classes d'actifs (actions, obligations, forex, produits dérivés).
Les facteurs de réussite :

Les algorithmes de trading haute fréquence sont très complexes et doivent traiter un flux d'information de plus en plus important. Ce type de trading est destiné uniquement aux professionnels. En effet, il faut d'une part élaborer des formules mathématiques complexes, assurer une surveillance permanente et faire évolue l'algorithmes pour l'adapter aux conditions changeantes de marché. Plusieurs facteurs clés sont à la base de la réussite d'une stratégie de trading haute fréquence :

- L'algorithme de trading : Créer un tel algorithme nécessite des mois, voir des années de travail. Il faut d'une part disposer des ressources humaines mais également d'outils de calcul (ordinateurs ultra performants) permettant de traiter la masse d'information reçue. L'algorithme de trading doit être le plus précis possible pour avoir une espérance de gain plus importante et un drawdown (perte max sur une période donnée) le plus faible possible.

- Vitesse d'exécution : La vitesse d'exécution doit être la plus faible possible. En effet, c'est le coeur d'activité du trading haute fréquence. Les intervenants les plus rapides sur le marché seront les premiers servis et les gains qu'ils vont générer seront donc plus importants. La vitesse d'exécution est très dépendante des serveurs de trading qui font tourner l'algorithme. Il faut donc disposer d'un matériel à la pointe de la technologie.

- L’algorithme d'exécution : Il met en œuvre l'exécution des ordres donnés par l'algorithme de trading. C'est la "boite noire" de la stratégie. La encore, il faut disposer d'une puissance de calcul importante pour pouvoir réduire au maximum le temps d'exécution.

- Money management : Le trading haute fréquence se fait sur des gros montants de transactions afin de rendre significatif les gains. Toutefois, tous les trades passés par l'algorithme ne sont pas gagnants et il faut donc programmer et gérer avec précision le moment ou la position doit être coupé en cas de perte. Les tailles de position sont également à prendre en compte pour ne pas atteindre une effet de levier trop important.

- Cout de transaction : Le trading haute fréquence est basé sur la passation d'une multitude d'ordres ce qui engendre un cout total de transaction important. Il faut donc minimiser au maximum le cout des commissions et frais de transaction.

- Fiscalité : Afin d'éviter une taxation trop important des revenus, la quasi totalité des fonds sont basés offshore. Outre l'aspect fiscal, il s'agit également d'échapper à une réglementation trop importante.

- Recherche et développement : Les conditions de marché évoluant sans cesse, il faut donc faire évoluer les algorithmes de trading en permanence, étudier de nouvelles stratégies. Il faut également disposer des meilleurs serveurs pouvant permettre de gagner quelques millisecondes à la passation d'ordres et engendrer des gains conséquents.

Techniques de manipulation de Marché :

Plusieurs abus de marché ont été recensé avec le trading haute fréquence. Ces abus sont la plupart du temps impossible à prouver du fait de l'opacité des intervenants mais également du nombre très importants d'ordres dans le carnet d'ordres. Les différentes techniques de manipulation de marché sont les suivantes :

- Quote stuffing : Un intervenant va passer une multitude d'ordres inutiles afin de remplir le carnet d'ordres et ainsi pousser les concurrents à les analyser. Le but de l'opération est de ralentir les concurrents. En effet, plus le flux de données à analyser est grand, plus cela demandera de calculs à l'algorithme qui va ainsi être ralentit. Cela permet également à l'intervenant de masquer ses anticipations du marché.

- Layering : Un intervenant va placer une serie d'ordres d'achat ou de vente jusqu'à un palier et ainsi créer des couches d'ordres. Dans le cas d'un achat, l'intervenant va par la suite vendre massivement l'actif une fois le palier atteint. Le but de l'opération est d'amener les concurrents à remplir le carnet d'ordres à l'achat jusqu'au palier pour tenter ensuite d'inverser la tendance. Cela permet ainsi de vendre au plus haut.

- Spoofing : Cette technique est semblable au layering. Il s'agit la de déséquilibrer le carnet d'ordres pour réaliser une transaction en sens inverse. Avec le spoofing, tous les ordres seront annulés avant exécution.

- Smoking : envoi d’ordres passifs attractifs en espérant déclencher des ordres « au marché », et repositionnement à un niveau plus élevé avant d’être "tapé".

Les intervenants pratiquant le trading haute fréquence utilisent rarement une seule et unique stratégie. Toutefois, voici un listing des stratégies les plus connues parmi lesquelles les intervenants font un mix pour déterminer leur propre stratégie et algorithme :

Stratégies directionnelles

- Market making : Un intervenant va placer des ordres fictifs par petits lots à l'achat ou à la vente à des seuils clés afin de déterminer les intentions des investisseurs (à quel prix sont-ils prêt à acheter ou à vendre). Une fois que l'information est connu, l'ensemble des ordres placés sont annulés. Au même moment, les algorithmes vont acheter (ou vendre) juste avant que l'investisseur puisse les lui revendre (ou lui racheter). L'intervenant va alors profiter d'un très faible écart de cotation (différence entre le prix d'exécution obtenu par l'algorithme et le prix donné à l'investisseur)

- Arbitrage : L'intervenant va chercher à profiter des inefficiences des marchés entre les différentes classes d'actifs qui sont liés (actions corrélés, indices et sous-jacents, dérivés et sous-jacent) ou alors d'un même actif coté sur plusieurs places financières.

Stratégies non directionnelles

- Volatilité : L'intervenant va passer une multitude d'ordres d'achat (ou de vente) pour renforcer le mouvement haussier (ou baissier) ce qui va créer de la volatilité. Cette technique est utilisée notamment durant les annonces économiques. Cela permet à l'intervenant d'augmenter la valeur de ses options qui sont basées sur la volatilité des sous jacent.

- Ordres flashs (flash orders) : C'est l'une des techniques les plus utilisée. Avant qu'un ordre soit transmis au marché, des informations confidentielles sur cet ordre sont connus de certains opérateurs ayant accès à ces donnés. En d'autres termes, contre une commission, les bourses autorisent certains de leurs clients à regarder les ordres avant qu'ils ne soient placés et orientés vers des plates-formes rivales. Ainsi, ces opérateurs peuvent égaler la meilleure offre ou demande du système. L'opérateur va alors exécuté l'ordre avant qu'il ne soit transmis au marché.

- Ecart à la moyenne : Certains algorithmes font des paris sur un retour à la moyenne d'une valeur en cas d'écart de comportement et d'autres jouent sur la poursuite de ses écarts. L'algorithme est alors basé sur l'étude statistique du comportement historique de chaque valeur traitée.


1 seconde s Un
0,1 déciseconde dsDixième
10 -2 centiseconde csCentième
10 -3 milliseconde msMillième
10 -6 microseconde μsMillionième
10 -9 nanoseconde nsMilliardième
10 -12 picoseconde ps Billionième
10 -15 femtoseconde fsBilliardième
10 -18 attoseconde as Trillionième
10 -21 zeptoseconde zs Trilliardième
10 -24 yoctoseconde ys Quadrillionième

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2⃣Produit dérivé financier
(Redirigé depuis Produit dérivé (finance))
Un produit dérivé ou contrat dérivé ou encore derivative product est un instrument financier (IAS 39) :
dont la valeur fluctue en fonction de l'évolution du taux ou du prix d'un produit appelé sous-jacent ;
qui ne requiert aucun placement net initial ou peu significatif ;
dont le règlement s'effectue à une date future.
Il s'agit d'un contrat entre deux parties, un acheteur et un vendeur, qui fixe des flux financiers futurs fondés sur ceux d'un actif sous-jacent, réel ou théorique, généralement financier.
Les transactions sur les produits dérivés sont en forte croissance depuis le début des années 1980 et représentent désormais l'essentiel de l'activité des marchés financiers. En 2004, l'ISDA a relevé une croissance annuelle de 29 % pour les dérivés sur produits de taux d'intérêt et de 21 % pour les dérivés sur actions et indices d'actions. Fin juin 2011, la valeur notionnelle des contrats de dérivés de gré à gré (over the counter – OTC) en cours était de 708 000 milliards de dollars1. Par leur importance, ces transactions ont joué un rôle important dans la crise financière de 2007 à 2011.

Date de dernière mise à jour : 07/11/2013

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